mardi, 12 octobre 2010

Communiqué de presse UNSA Loire Atlantique

Dans une démocratie, chacun doit jouer son rôle, à sa place et en responsabilité. Depuis des mois, c’est ce que fait l’intersyndicale avec constance, détermination et sérieux.


Aujourd’hui, le projet de loi gouvernemental sur la réforme des retraites est au sénat. C’est donc aux sénateurs que nous nous adressons solennellement, après avoir tenté sans beaucoup de succès de faire comprendre à la majorité des députés qu’ils ne devaient pas accepter une réforme injuste et inefficace et qu’il fallait, au contraire, une autre réforme.

Après les mobilisations de mai et juin, après les actions du 7 et du 23 septembre, puis celle du 2 octobre, cette manifestation du 12 octobre nous permet d’amplifier encore notre message.

Alors, bien sûr, le gouvernement s’applique encore à minorer ce que nous faisons, il cherche à décourager, à minimiser, et de façon parfois grossière. Mais, interrogeons-nous : pourquoi un tel acharnement si ceux qui contestent sa réforme étaient, comme il le prétend, aussi peu nombreux ? La vérité est tout autre. Notre vigilance, notre mobilisation a déjà eu des effets : exit, par exemple,  la capitalisation que certains auraient voulu introduire à plein dans cette réforme, exit, encore, la remise en cause des 6 derniers mois pour les agents publics.

Mais le plus important est ailleurs. En nous mobilisant comme nous l’avons fait depuis des mois, en répondant encore présents ce 12 octobre, en faisant de cette réforme un débat national, nous avons gagné la bataille de l’opinion. Et tant pis pour le gouvernement qui aimerait tant faire prendre ses désirs pour des réalités. Tant pis pour lui si, oui, la réalité est que presque ¾ de nos concitoyens pensent aujourd’hui, comme nous et contre lui, que cette réforme est injuste !

Et ce sentiment d’injustice que nous sommes à nouveau des millions à porter dans la rue ce 12 octobre, le gouvernement, même s’il ne le dit pas, a bien été obligé, dans les faits, de le reconnaître à travers le recul partiel sur les 67 ans qu’il vient de concéder au sénat pour les parents de trois enfants ou les parents d’enfants handicapés.  67 ans, vous le savez : c’est cette fameuse borne d’âge qui, paraît-il, ne devait jamais bouger mais que notre détermination, notre mobilisation a bien contraint le gouvernement à toucher, même si c’est encore trop insuffisant à notre goût.

Pour l’UNSA, nous ne sommes pas encore arrivés au bout. Oui, il faut une réforme pour garantir notre système de retraite par répartition, mais non, nous ne voulons toujours pas de celle-là car elle est marquée du sceau de l’injustice et de l’inégalité. Les formes d’action peuvent être diverses, bien sûr, car le salariat est divers et car la crise frappe. Mais continuons à agir, continuons à nous mobiliser en rassemblant le plus largement possible, et sachons rester unis pour renforcer ce lien avec l’opinion publique qui fait notre force.

Pascal PRIOU

Secrétaire départemental

UNSA de Loire Atlantique

http://ud-44.unsa.org

 

11:08 Publié dans Actualités, Actus Ville | Lien permanent

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